Travailler dans un vignoble / pépinière

Welcome to the nursery

Cela fait maintenant 2 mois que nous travaillons dans le vignoble de Waikahu à Hastings à l’est de l’île du nord. Nous n’étions censés faire que 3 semaines mais une chose en entraînant une autre, nous sommes toujours là.

Alors bon, vous me direz: « encore les vignes? »…ben oui. On a postulé à plusieurs choses différentes, et cet endroit est le premier à nous avoir répondu donc on a sauté sur l’occasion.

Nous avons effectué des travaux de maintenance classique, c’est à dire: couper des branches à la main pour alléger les vignes – shoot thinning, remonter les câbles – tucking – pour maintenir le tout en place et Flo a aussi eu l’immense joie de faire le frottage de tous les pieds de vignes – bud rubbing – du vignoble pour enlever les branches qui poussent à des endroits farfelus et enlever l’excédent d’écorces …donc 4 paires de gants et plus de 15’000 pieds de vignes plus tard, Flo était vraiment usé. Il a fait ce genre de travail tout seul pendant un mois plus ou moins, payé 5ct le pied de vignes…! C’est la première fois qu’on était payé au rendement et on a pas trop aimé. Plus on est rapide, plus on y gagne et si on n’est pas assez rapide on gagne 15,75$ de l’heure….voilà voilà! A savoir que le salaire minimum c’est 15,75$/heure mais que normalement à cela on ajoute 8% de holiday pay. Quand on travail au rendement on a pas droit à ces 8% et les pauses c’est pour notre pomme (normalement incluses dans les heures de travail).

avant le passage de Flo

Après le passage de Flo

position de M…répétée des milliers de fois

Pour ma part, j’ai été plus chanceuse, le chef m’a mise à la pépinière (paiement à l’heure). Et oui, ici on s’occupait de bébés vigne. J’étais avec nos nouveaux camarades de travail qui étaient là depuis 5 mois déjà pour un couple et deux autres filles depuis 2 mois.

Toute cette équipe est partie depuis 3 semaines maintenant et c’est Flo et moi qui avons repris le flambeau.  La pépinière est l’activité principale de cet endroit à vrai dire donc, contrairement au domaine qui est pas très bien entretenu (comparaison avec notre précédent emploi), les bébés vignes eux sont chouchoutés, et pour cause, chaque branche vaut 5$. Dans chaque boîte (plus bas) il y a 500 branches à planter et on plante chaque jour 5 boîtes…vous faites le calcul? Et oui, ça fait un paquet d’argent au bout des doigts.

Comment ça se passe?

1ère étape – Prunning et Grading – l’élagage, auquel on a pas participé étant donné que c’était en hiver. L’équipe ramasse des branches, les coupes, les mesures en long et en large, les mettent par catégorie dans des sacs et dans un congélateur en attendant d’être utilisées.

2ème étape – Preparing et Grafting – on coupe des branches pour qu’un petit bout soit assembler avec une branche pour faire reproduire un type de cépage (sauvignon blanc, pinot noir…) – effectué par l’équipe 1 disons- le tout est assembler ensemble avec un genre de scotch de couleur pour différencier les cépages – effectué par une autre équipe.

3ème étape – Boxing – Flo a participé à cette étape aussi – on récupère les branches, on les cire pour coller le tout ensemble de manière sûre et conserver l’humidité, et hop en boîte! Les petits cailloux sont spéciaux, ils conservent aussi l’humidité et permettent aux bébés  vignes de germer au bout et de faire des pousses! La 2ème et 3ème étape sont effectuées par l’équipe 1. C’est un vrai travail « d’équipe » pour le coup, car le rythme des uns, dépendant du rythme des autres.

4ème étape – Planting – mon job principal – on récupère les boîtes qui pèse entre 40kg et 50kg (ça fait les muscles je vous l’dit!), on les place au dessus d’un grand bac, on coupe l’excédent de feuilles, nettoie les branches, nettoie la boîte, on coupe les racines, on cire une nouvelle fois les branches et hop, en terre.

on coupe

on nettoie

on coupe de nouveau (les racines) et on cire (de droite à gauche)

Plantes prêtes à être plantées

On a planté 198 boîtes soit 99’000 plantes, soit 495’000$. Autant vous dire que j’ai un muscle ultra développé au niveau de mon pouce. Le travail est le meilleur qu’on ai eut jusque là. C’est tranquille, pas de stress, pas de difficulté physique particulière si ce n’est la station debout parfois statique, ou la tête baissé en permanence qui peuvent être douloureuse ou alors la position pour planter qui peut être usante. Comme d’habitude ce sont les conditions extérieures qui nous fatiguent beaucoup (le vent, le soleil, la pluie…les trois dans la même journée parfois, sans oublier la terre qui s’infiltre partout, sauf quand il y a du vent, là c’est le florilège). Travailler dehors c’est une autre dimension de la fatigue et personnellement je disais avoir mal au pouce mais c’est à force de planter. La répétition n’est jamais top!

 

Enfin, quoiqu’il en soit, c’est un super boulot, on a apprit plusieurs choses et j’ai pu conduire un quad pour aller du shed à la nursery!! Ca, ça n’a pas de prix! ahahah J’exagère, mais faut avouer que c’est divertissant et ça permet de s’aérer un peu quand il fait vraiment chaud. Le soleil ici est tellement affreux, quand on voit qu’ils annoncent 24°C, on est pas très content, parce que d’après ce qu’on nous a dit, la région serait pile en dessous du trou de la couche d’ozone. Il faudrait être d’autant plus vigilant et se couvrir lorsque l’on  reste longtemps au soleil. En tout cas, nous ce qu’on vous dit, c’est que le soleil brûle la peau. Ce n’est pas comme chez nous où il est doux et agréable, ici il est vraiment affreux!! Même pire qu’en Australie…

Cela dit, un soir nous avons eu droit à un orage digne de ce nom. Nous étions en train de planter avec Flo et on s’est fait arrosé comme il faut. Y avait le tuner, les éclairs, la totale quoi! On était détrempé et avons du faire une machine avec tous nos habits et les chaussures pour être sûr que tout soit sec le lendemain. Le lendemain, le sol était bien mou et n’ayant pas de chaussures adaptées, nous avons improvisé pour Flo. Le patron avait une paire de bottes en caoutchouc pour moi, mais trouée………..!! C’était mieux que rien! Donc quand la pluie s’est fait sentir le lendemain, nous étions prêt:

bottes d’emprunts avec un trou…utilité 70%!

Sinon, il y avait une super bonne ambiance avec nos amis tchèques (les 4 étaient tchèques) et c’était très agréables de travailler avec eux. On vivait tous là où l’on travaille et ça c’est un vrai luxe. Un luxe qui coûte 15/nuit/pers. Nous avons notre cabine avec un lit et deux tables de chevet, une cuisine et une salle de bain commune. Le couple vivait à l’étage (petite fenêtre en haut à gauche) et les filles dans leur van. On travaillait à l’arrière de ce bâtiment et l’entrée que l’on voit donne directement sur la cuisine.

Nous vivons dans la cabine à gauche

Nous finissons demain et commençons un nouveau travail dans la foulée, dans les pommes cette fois-ci. Et oui, si tôt finit, si tôt on recommence. Nous avons vendu le vélo de Flo hier et obtenu notre nouveau job quelques heures plus tard, c’est beau non? Notre visa prenant fin en janvier, nous avons déjà pris nos billets pour quitter cette terre d’accueil. Départ le 24.01.18, direction l’Asie mais d’ici là, je vous ferais part de nos derniers périples professionnels.

A très vite 🙂

 

PS: petit bonus, Roy, le chien du propriétaire qui était partout et que l’on sentait avant de le voir arrivé – le chien le plus puant que j’ai jamais vu, mais vraiment adorable!

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