Ile du sud, suite et fin

Après une halte genevoise, nous revoilà en Nouvelle-Zélande espérant obtenir notre extension de visa assez facilement. D’ici là, voici les dernières nouvelles:

Avant de rentrer pour un été caniculaire à la maison, nous avons donc travailler une nouvelle fois dans les vignes chez notre ancien employeur, à défaut d’avoir trouver autre chose ailleurs. 3 semaines d’élagage nous attendais dans le froid de l’hiver naissant.

Nous avons appris comment couper les vignes afin de favoriser la repousse au printemps. Travail long et fastidieux au vu de la quantité de pieds à élaguer.

Les journées commençaient à 7h30, température ambiante -5 °C au pire, 0°C au mieux, et finissait à 16h30. Etrangement une fois que le soleil faisait mine d’apparaître, il faisait plutôt bon et le paysage était toujours aussi beau.

Le travail lui-même n’avait rien de passionnant. On coupait, arrachait, attachait et on recommençait. Après quelques jours, on prend un bon rythme mais les journées sont longues quand même. Petite chance pour ma part, j’étais assignée à la tâche de peinturlurer les morceaux de vignes que l’on coupait à même le tronc afin d’empêcher la repousse par endroit. Une pause avant la fin de la journée. Je me baladais à travers les allées dans lesquelles on été passé avec ma bouteille de peinture.

La seule chose qui était vraiment sympa, c’est qu’on a pu retrouver nos anciens managers. Au bout des trois semaines, perso, j’ai eu des hématomes sur les bras à force d’arracher les branches des vignes (il faut s’aider de nos avants-bras et de la force de notre corps – mouvement rotatif du haut du corps – pour ne pas trop forcer sur les vignes et les bras) et les poignets fatigués. Les sécateurs usent les canaux carpiens et nous devions nous étirer les bras, poignets et pouces assez fréquemment durant la journée. Le samedi avant notre retour, ma main droite est restée coincée en position ouverte pendant quelques heures. C’était le moment d’arrêter!

En dehors de ça, cette expérience dans les vignes nous aura vraiment appris beaucoup de choses sur le fonctionnement d’un vignoble. Du début à la fin, ça aura été une belle expérience. Au moment où je vous écris, ils viennent sûrement de terminer l’élagage, mais il y a seulement une semaine ou deux.  Franchement, on leur dis chapeau parce que c’est dur.

Lorsque nous avons pris la route pour nous rendre à Christchurch, il y avait une luminosité toute particulière et cela nous réjouissant d’autant plus de partir que le gel était toujours présent à 9h30!

3 mois après cet épisode, nous sommes donc de retour à Christchurch. Les vols se sont bien passés. Nous avons été tellement chanceux qu’on y croyait presque pas. Premier long vol, nous étions que les deux sur une rangée de 3 personnes. Un siège de libre pour s’allonger 🙂 Deuxième long vol, nous avions des places sur la première rangée de l’avion, ce qui veut dire que nous n’avions personne devant nous. Et puis la cerise sur le gâteau, lorsque nous récupérons notre van au camping où il était en gardiennage, il démarre au quart de tour! Que demander de plus! En tout cas, c’était un vrai moment de joie!

Nous avons donc passé 3 jours à Christchurch pour récupérer de ce voyage éprouvant de 30h et avons profité pour visiter le musée d’art. Nous avons découvert un artiste néo-zélandais qui faisait de la peinture à l’huile  d’une manière assez talentueuse: « Charles Frederick Goldie ». Ces peintures ressemblent à s’y m’éprendre à des photos tellement les détails de ses portraits semblent réels.

En plus des peintures, nous avons pu voir des oeuvres de Matisse ou des drôleries comme des cochons tricotés ou alors une création de moi effectué avec des aimants 🙂 Nous avons terminé par une exposition particulière de la bataille de Gallipoli durant la 1ère guerre mondiale avec des reproduction d’hommes et femmes en situation faisant plus de 2.5m. C’était vraiment bien fait et en dehors de cela, il y avait beaucoup de détails sur la bataille elle-même.

Notre dernière escale de l’île du sud aura été Kaikoura. Cette ville a été touchée par le tremblement de terre de l’année dernière et la route permettant l’accès au nord de l’île est fermée à partir de là. Heureusement pour nous, l’accès à la ville est toujours ouvert mais uniquement du samedi au lundi.

le détour est relativement long quand on voit le bout de route qui manque..

Je ne comptais pas en parler mais l’endroit où nous avons passé la nuit était juste magnifique, il se trouvait juste avant la fin de la route à 5 min du centre. Nous avons pu observer des surfeurs le soir et le matin. Entre montagnes enneigées et océan… debout tôt voici quelques photos:

Sinon ce même jour , nous avions réservé un vol pour observer les baleines du ciel. Un petit moment magique. Nous avons préféré l’avion au bateau car nous voulions apercevoir les baleines de toute leur longueur, que c’est en comité restreint et qu’étrangement c’est moins cher. Compter 150$/pers pour le bateau et 110$/pers pour l’avion (nous avons bénéficié d’une offre spéciale – prix plein 210$/pers).

Nous avons volé avec Air Kaikoura et franchement c’était tellement beau! Nous avons eu la chance de voir 2 baleines et un banc de dauphins. Il faut savoir que les baleines émergent une dizaine de minutes et plongent pendant une quarantaine de minutes. Donc en voir deux en l’espace de 30 min c’était assez génial! Et puis, avant de terminer le vol, le pilote nous a demandé si nous avions déjà vu des dauphins et au lieu de nous faire voir le paysage, il a fait demi-tour et nous montrer un banc de plus de 300 dauphins qui se reposaient.

Franchement, on n’a pas regretté d’avoir pris l’alternative la plus courte. Le bateau aurait duré 2h30 mais ça aurait été différent. Bref, c’était vraiment cool!

Kaikoura a proprement dit, mérite vraiment le détour parce que la péninsule est magnifique. Nous avons fait une petite marche 1h30 la veille et avons pu voir, une nouvelle fois, des otaries et même des centaines de mouettes – c’est la période de nidation, les mouettes étaient un peu agressives – et la vue était époustoufflante! Les montagnes enneignées avec l’océan bleu turquoise les rochers, les prairies. Bref, c’est à voir. Pour nous ça a été un des plus joli du Sud.

nidation des mouettes

 

Nous finissons donc sur une belle note.

Nous quittons l’île du Sud après 7h de route et 3h de ferry et arrivons à Wellington, ville dans laquelle nous avions atterri il y a presque 1 an mais avec la chance d’avoir déjà une maison roulante à nous.

Bien heureux de l’avoir retrouvé, nous sommes vraiment impatient de découvrir l’île du nord et de vous montrer quelques belles photos.

Petite nouveauté, une vidéo pour accompagner l’article 🙂  Enjoy.

A très vite.

3 réponses à “Ile du sud, suite et fin

  1. Trop beau !
    Merci pour ces belles photos et les résumés de vos voyages.
    Je me réjouis de redécouvrir l’Ile du Nord.
    Christine

    Envoyé de mon iPad

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